Hommes et femmes politiques français
    Né le 06/07/1950Paris, France

    Biographie

    Wallerand de Saint-Just d'Autingues, né le 6 juillet 1950 dans le 15e arrondissement de Paris, est une figure marquante de l'extrême droite française. Issu d'une famille anti-gaulliste, il étudie le droit à l'Université Panthéon-Assas et s'engage très tôt dans des mouvements d'extrême droite, comme le Groupe union défense (GUD). Il devient avocat en 1974 et se spécialise dans la défense de personnalités controversées, notamment au Liban (Samir Geagea), en ex-Yougoslavie (Serbes poursuivis par le TPIY), et en France (Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, l'Agrif, Brigitte Bardot). Il prend sa retraite du barreau en 2014 après quarante ans d'exercice.

    Son parcours politique débute en 1987 avec son adhésion au Front national (FN). Il occupe rapidement des responsabilités locales, devenant conseiller municipal de Soissons (1995-2008) et conseiller régional de Picardie (1992-2004, 2010-2015). En 2015, il est élu conseiller régional d'Île-de-France et prend la tête du groupe RN au conseil régional. Il se présente à plusieurs reprises aux élections législatives, sans succès, et conduit les listes RN aux élections municipales de 2014 et 2020 à Paris, ainsi qu'aux élections régionales de 2015 et 2021 en Île-de-France.

    Au sein du FN puis du RN, il occupe des fonctions clés : membre du bureau politique depuis 2005, vice-président (2007-2010), et surtout trésorier du parti de 2009 à 2021. Il joue un rôle central dans la campagne de Marine Le Pen lors du congrès de Tours en 2011 et lors des élections présidentielles de 2022. Catholique traditionaliste, il participe en 1976 à l'occupation de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet et milite au sein de Chrétienté-Solidarité et de l'Agrif.

    Wallerand de Saint-Just a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires, notamment l'affaire Jeanne (recel d'abus de biens sociaux) et l'affaire des assistants parlementaires européens (complicité de détournement de fonds publics). Condamné à six mois de prison avec sursis en 2020 dans la première affaire, il est en attente de jugement dans la seconde. Malgré ces controverses, il reste une figure influente du RN, bien que moins visible depuis son remplacement comme trésorier en 2021.