Biographie
Philippe Latombe, né le 21 avril 1975 dans le 14e arrondissement de Paris, est un député français et membre du Mouvement démocrate (MoDem). Diplômé en économie et en droit des affaires, il entame une carrière dans le secteur bancaire, notamment chez Deloitte Touche Tohmatsu Audit et au Crédit agricole Atlantique-Vendée, où il occupe des fonctions de responsable du recouvrement et du contentieux. Parallèlement, il s'engage syndicalement au sein de la CFE-CGC.
Son parcours politique débute en 1995 avec une campagne pour Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle. Il se présente ensuite aux élections municipales de 2014 à Nantes sur une liste divers droite, puis aux élections départementales de 2015 dans la Loire-Atlantique. En 2016, il adhère au MoDem et est investi en 2017 comme candidat aux élections législatives dans la première circonscription de la Vendée, où il est élu député face au sortant Alain Lebœuf (Les Républicains). Réélu en 2022 et 2024, il siège à l'Assemblée nationale au sein du groupe MoDem (devenu DEM) et est membre de la commission des Lois.
Spécialiste des questions technologiques, Philippe Latombe s'investit particulièrement dans les enjeux du numérique, de la vidéosurveillance et de la protection des données. Il est à l'origine de plusieurs rapports et propositions de loi, notamment sur la garde alternée des enfants et la régulation des technologies de surveillance. En 2023, il dépose une requête auprès de la Cour de justice de l'Union européenne contre le Data Privacy Framework, qu'il juge insuffisamment protecteur. Il préside également une commission d'enquête parlementaire sur les dépendances numériques, proposant des mesures comme la prise de parts de l'État dans des entreprises stratégiques comme Mistral AI ou l'interdiction des logiciels Microsoft dans l'Éducation nationale.
Ses positions lui valent des critiques, notamment de la part de La Quadrature du Net, qui l'accuse de conflit d'intérêts en raison de ses liens avec le lobby de la vidéosurveillance. En 2021, il est au cœur d'une polémique après avoir dénoncé à tort une « prière de rue musulmane » à Challans, une information reprise par des médias d'extrême droite. Il est également connu pour son opposition à certaines mesures du gouvernement, comme le passe sanitaire en 2021 ou la loi interdisant l'accès des réseaux sociaux aux mineurs en 2026, qu'il est le seul député du bloc central à voter contre.
