Biographie
Philippe Baptiste est un ingénieur, chercheur et homme politique français né le 28 mars 1972 à Paris. Il a suivi un parcours académique d'excellence, obtenant un diplôme d'ingénieur civil des mines de l'École nationale supérieure des mines de Nancy en 1994, un master of science de l'université de Strathclyde en 1995, un DEA en informatique à l'université Pierre-et-Marie-Curie, et un doctorat en informatique de l'université de technologie de Compiègne en 1998. Ses travaux de recherche portent principalement sur l'algorithmique, la programmation par contraintes et l'optimisation combinatoire, avec des applications dans la sectorisation de l'espace aérien.
Sa carrière professionnelle débute chez ILOG et Bouygues, avant de rejoindre le CNRS en 1999. Il travaille ensuite chez IBM Research aux États-Unis, puis devient professeur chargé de cours à l'École polytechnique, où il dirige le laboratoire d'informatique LIX. Il occupe plusieurs postes clés au CNRS, notamment directeur général délégué à la science, et intègre des conseils d'administration d'institutions comme l'INRIA et l'ONERA. En 2016, il rejoint Total en tant que directeur scientifique, où il plaide pour un renforcement des liens entre le monde industriel et académique.
En 2017, il devient directeur de cabinet de Frédérique Vidal au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, puis conseiller au cabinet du Premier ministre Édouard Philippe en 2019. En 2021, il est nommé président du CNES, où il met en œuvre une politique d'accompagnement des acteurs privés du spatial, suscitant des critiques parmi les salariés du CNES. En décembre 2024, il est nommé ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, puis ministre de plein exercice en octobre 2025, avec un portefeuille élargi à l'Espace. Ses décisions, notamment l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants extra-européens et la restriction des aides au logement, ont provoqué des contestations.
Philippe Baptiste est chevalier de l'ordre national du Mérite depuis 2015 et chevalier de la Légion d'honneur depuis 2022. Il est l'auteur de nombreuses publications scientifiques et a marqué la politique spatiale française par son engagement dans les accords Artemis et le programme Ariane 6.
