Biographie
Matthias Renault est un homme politique français né le 2 mai 1988 à Villeurbanne, dans le département du Rhône. Après des études à l'Institut d'études politiques (IEP) de Lille entre 2006 et 2011, il intègre l'École nationale d'administration (ENA) de 2013 à 2014. Sa carrière professionnelle débute dans la magistrature financière, où il occupe un poste à la Chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées. Parallèlement, il devient collaborateur du groupe Rassemblement national (RN) au sein de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, marquant ses premiers pas en politique.
En 2024, Matthias Renault se présente comme candidat du RN dans la 3e circonscription de la Somme lors des élections législatives. Il arrive en tête au premier tour avec 48,9 % des suffrages exprimés, puis est élu député le 7 juillet 2024 avec 54 % des voix. Peu après son élection, il annonce son installation dans la Somme, quittant Lyon pour s'implanter durablement dans sa circonscription. Son parcours politique est marqué par des prises de position sur des sujets sensibles, tels que la certification halal, l'immigration, ou encore la laïcité.
Sur le plan des idées, Matthias Renault se distingue par des positions fermes en matière de sécurité et de souveraineté. En janvier 2025, il signale à la procureure de la République de Paris un mécanisme de certification halal qu'il qualifie de « droit de douane de fait », soulevant des questions sur les circuits de financement et la souveraineté économique. En juillet 2025, il interpelle les autorités sur les procédures de sélection des personnes accueillies en France après la polémique liée à des messages antisémites attribués à une étudiante gazaouie. En novembre 2025, il affiche un drapeau français à la fenêtre de son bureau à l'Assemblée nationale, un geste symbolique qui suscite des débats internes sur le protocole et les valeurs patriotiques.
En janvier 2026, il dépose un amendement visant à supprimer les subventions publiques pour des « structures idéologiques et militantes », citant à tort les Rencontres trans musicales de Rennes comme un festival dédié aux artistes transgenres, ce qui lui vaut des moqueries dans les médias. Plus tard, en mars 2026, il signale à la justice un message de l'eurodéputée LFI Rima Hassan mentionnant Kozo Okamoto, un ancien membre de l'Armée rouge japonaise, conduisant à la garde à vue de cette dernière pour apologie du terrorisme.
