Hommes et femmes politiques français
    Né le 27/01/1970Manosque, France

    Biographie

    Marie-José Allemand, née Marie-José Mylène Sérène Martel le 27 janvier 1970 à Manosque, est une femme politique française et éleveuse de brebis. Elle grandit dans les Hautes-Alpes et s'engage tôt dans la vie professionnelle agricole, travaillant au sein d'un GAEC avec son mari et son fils. Son parcours est marqué par son engagement syndical et politique, notamment au sein du Parti socialiste (PS), qu'elle rejoint au début des années 2000. Elle devient une figure locale en tant que cadre de la FRSEA Provence-Alpes-Côte d'Azur et présidente de l'association « Ciel d'Azur », qui remporte une médaille d'argent au Concours général agricole en 2024.

    Son engagement politique débute dans les années 1990, lorsqu'elle s'oppose à la fermeture d'une école. Elle se présente aux élections cantonales de 2011 dans le canton de Gap-Centre, où elle obtient 17,08 % des voix sans se qualifier pour le second tour. Entre 2012 et 2017, elle est assistante parlementaire de la députée socialiste Karine Berger. En 2020, elle mène une liste aux élections municipales à Gap, terminant troisième avec 13,07 % des suffrages. Elle reste conseillère municipale d'opposition.

    En 2021, elle est tête de liste de l'union de la gauche pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais n'est pas élue. En 2024, elle est investie par le Nouveau Front populaire pour les élections législatives dans la première circonscription des Hautes-Alpes. Arrivée en deuxième position au premier tour avec 30,47 % des voix, elle est élue députée au second tour avec 51,64 % des suffrages, après le retrait de la candidate Renaissance pour faire barrage au Rassemblement national.

    Son mandat parlementaire est marqué par son opposition à l'accord de libre-échange avec le MERCOSUR, qu'elle critique pour affaiblir la position de la France. Son parcours est également marqué par des controverses, notamment un conflit avec des bergers embauchés sans contrat par le groupement pastoral dont elle était membre, conduisant à une condamnation aux prud'hommes en 2023. Elle a également été déboutée dans ses plaintes contre ces bergers.