Hommes et femmes politiques français
    Né le 07/05/1949Sceaux, France

    Marie-George Buffet, née Marie-George Kosellek le 7 mai 1949 à Sceaux (Hauts-de-Seine), est une femme politique française d'origine polonaise par son père. Issue d'un milieu modeste, elle adhère au Parti communiste français (PCF) en 1969, influencée par les événements de Mai 68 et la guerre du Viêt Nam. Elle gravit les échelons du parti, devenant membre du comité central en 1987, puis du bureau national en 1994. Elle est également active dans les mouvements étudiants, présidant la Fédération des étudiants en résidence universitaire de France et siégeant au bureau national de l'UNEF. Licenciée en histoire-géographie, elle travaille comme employée à la mairie du Plessis-Robinson avant de s'engager pleinement en politique. Son parcours politique débute comme adjointe au maire de Châtenay-Malabry (1977-1983), puis conseillère régionale d'Île-de-France (1998-2002). En 1997, elle est élue députée de la Seine-Saint-Denis et nommée ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Jospin. À ce poste, elle lutte contre le dopage, notamment lors de l'affaire Festina, et instaure la « taxe Buffet » pour financer le sport amateur. Elle crée également le Conseil national de la jeunesse. En 2001, elle devient secrétaire nationale du PCF, première femme à diriger ce parti. Candidate à l'élection présidentielle de 2007, elle obtient 1,93 % des voix, le plus faible score d'un candidat communiste à cette élection. Après cet échec, elle participe à la création du Front de gauche en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon. Elle quitte la direction du PCF en 2010, remplacée par Pierre Laurent, mais reste députée de la Seine-Saint-Denis jusqu'en 2022. Militante féministe, elle s'engage pour les droits des femmes et contre la gestation pour autrui (GPA). Elle soutient Jean-Luc Mélenchon lors des élections présidentielles de 2017 et 2022. Engagée sur les questions sportives, elle co-rédige un rapport parlementaire en 2020 sur les interdictions de stade et le supportérisme, prônant plus de dialogue et moins de répression. En 2021, elle crée l'association Femmes ici et là-bas, aidant notamment des handballeuses afghanes à fuir les talibans. Après un cancer du pancréas en 2021, elle se retire de la vie politique en 2022 mais reste active dans le domaine sportif et éthique.