Hommes et femmes politiques français
    Né le 25/12/1983Reims, France

    Biographie

    Laure Miller, née le 25 décembre 1983 à Reims, est une figure politique française marquée par un parcours rapide et une ascension au sein de la majorité présidentielle. Issue d'une famille engagée, elle est la petite-nièce de René Dumont, candidat écologiste à l'élection présidentielle de 1974. Après des études à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle exerce brièvement comme avocate avant de se tourner vers la politique et l'entrepreneuriat, notamment dans la vente de champagne.

    Son engagement politique débute au sein de l'UMP, où elle occupe le poste de secrétaire adjointe dans la Marne. Elle soutient Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite et du centre en 2016, supervisant sa campagne numérique. En 2014, elle est élue conseillère municipale de Reims, puis vice-présidente du conseil départemental de la Marne en 2015, un mandat qu'elle conserve jusqu'en 2023.

    En 2022, elle se présente aux élections législatives dans la 2e circonscription de la Marne sous l'étiquette des Républicains, mais échoue à obtenir l'investiture du parti. Elle rejoint alors la coalition présidentielle Ensemble et est investie in extremis. Sa campagne est marquée par une erreur administrative (bulletins de vote invalides), conduisant à l'annulation de l'élection par le Conseil constitutionnel. Elle remporte finalement l'élection législative partielle en janvier 2023 avec 51,8 % des voix, face à la candidate du Rassemblement national. Réélue en 2024, elle conserve son siège avec une large avance.

    À l'Assemblée nationale, Laure Miller s'investit particulièrement sur les questions numériques. En mars 2025, elle est nommée rapporteure d'une commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, présidée par le député socialiste Arthur Delaporte. Elle se distingue également par ses prises de position fermes, notamment en avril 2026, lorsqu'elle dénonce une pétition contre la loi Yadan (visant à lutter contre l'antisémitisme), qu'elle qualifie de « propagande mensongère » orchestrée par des acteurs militants comme la LDH, la CGT ou La France insoumise.

    Son parcours politique reflète une évolution depuis la droite traditionnelle (UMP/LR) vers le centre macroniste, tout en conservant des positions marquées sur les thèmes de la sécurité, de la laïcité et de la régulation numérique.