Hommes et femmes politiques français
    Né le 16/04/1976Talence, France

    Biographie

    Laure Lavalette est née le 16 avril 1976 à Talence, en Gironde, dans une famille ancrée à l'extrême droite. Son père, Jean-Philippe Lavalette, était membre du mouvement néo-fasciste Ordre nouveau avant de rejoindre le Front national (FN), et son grand-père militait aux Croix-de-Feu. Après des études de droit à Bordeaux, où elle obtient un master en droit de la vigne et du vin, elle s'installe à Toulon en 1999. Catholique traditionaliste, elle assiste régulièrement à la messe en latin et se réclame du rite tridentin. Mère de cinq enfants, dont une fille atteinte de trisomie 21, elle met en avant sa vie familiale dans son engagement politique.

    Son parcours politique débute dans les mouvements nationalistes et identitaires. Entre 1996 et 1998, elle dirige la section bordelaise du Renouveau étudiant, un mouvement lié au Front national de la jeunesse et au Groupe union défense (GUD), connu pour ses actions violentes contre des militants de gauche. Elle rejoint le FN en 1997, puis suit brièvement Bruno Mégret au Mouvement national républicain (MNR) en 1999 avant de retourner au FN. Elle est élue conseillère municipale de Toulon en 2014 et réélue en 2020, avant de démissionner en 2022 pour se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats. En 2021, elle devient conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

    En 2022, elle est élue députée de la 2e circonscription du Var avec 51,64 % des voix, puis réélue dès le premier tour en 2024 avec 50,81 % des suffrages. À l'Assemblée nationale, elle siège au sein du groupe RN et est membre de la commission des Affaires sociales. Elle se distingue par ses prises de position conservatrices, notamment son opposition à l'IVG, à la PMA et à la GPA, ainsi que par son rejet des théories LGBT. Elle a également déposé un amendement visant à exclure les travailleurs étrangers du vote aux élections professionnelles.

    En 2026, elle se porte candidate aux élections municipales à Toulon, soutenue par le RN, mais est battue au second tour par la maire sortante Josée Massi. Son parcours est marqué par des polémiques, notamment ses hommages publics à des figures de l'OAS et son soutien à des personnalités terroristes comme Jean Bastien-Thiry, fusillé pour l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle.