Biographie
Jean-Luc Moudenc, né le 19 juillet 1960 à Toulouse, est une figure majeure de la vie politique toulousaine et française. Après des études de droit à l'Université Toulouse I, où il obtient un DESS en droit du travail et gestion du personnel, il s'engage très tôt en politique. À 17 ans, il adhère aux Jeunes du Centre des démocrates sociaux (CDS), marquant le début d'une carrière politique longue et diversifiée.
Son ascension politique commence en 1987 lorsqu'il devient conseiller municipal de Toulouse sous la mandature de Dominique Baudis. Il occupe ensuite plusieurs responsabilités locales, notamment comme conseiller régional de Midi-Pyrénées (1992-2004) et conseiller général de la Haute-Garonne (1994-2008). En 2004, il est élu maire de Toulouse après la démission de Philippe Douste-Blazy, mais perd ce mandat en 2008 face à Pierre Cohen.
En 2012, il est élu député de la troisième circonscription de la Haute-Garonne, un mandat qu'il quitte en 2014 après sa réélection à la mairie de Toulouse. Depuis 2014, il est également président de Toulouse Métropole, une intercommunalité qu'il a contribué à transformer et à développer.
Jean-Luc Moudenc est réélu maire en 2020, malgré une opposition forte et une campagne marquée par des enjeux écologiques et sociaux. Il a su fédérer autour de lui des coalitions variées, allant des Républicains à La République en Marche (LREM), tout en maintenant une ligne politique centrée sur le développement économique, l'urbanisme et les transports.
En 2022, il quitte Les Républicains, dénonçant une droitisation du parti, et se positionne comme une figure indépendante, tout en restant proche de certaines sensibilités centristes. Il refuse en 2024 une proposition de poste ministériel pour se concentrer sur les élections municipales de 2026.
Son parcours est marqué par des réalisations emblématiques, comme la piétonnisation de la rue d'Alsace-Lorraine, le développement du réseau de vélos en libre-service VélôToulouse, ou encore la transformation de l'Île du Ramier en espace de loisirs. Cependant, son mandat a aussi été critiqué pour des décisions controversées, comme la suppression de la gratuité des cantines scolaires pour les familles modestes ou des soupçons de détournement de fonds publics lors de sa campagne de 2020.
