Hommes et femmes politiques français
    Né le 02/09/1993Oloron-Sainte-Marie, France

    Biographie

    Iñaki Echaniz est un homme politique français né le 2 septembre 1993 à Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques. D'origine basque par ses grands-parents, originaires d'Azpeitia et de Beasain en Espagne, il hérite d'un prénom basque, Iñaki, dont le tilde est aujourd'hui interdit par la circulaire de 2014, une situation qu'il assume publiquement. Son enfance est marquée par le décès de sa mère alors qu'il n'a que six ans, suivi par celui de son père à ses quatorze ans, des épreuves qui forgent son caractère et sa sensibilité aux injustices sociales.

    Engagé dès l'adolescence, il s'investit à quinze ans dans le mouvement contre la réforme des retraites de 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, organisant même une manifestation dans son lycée. Il se rapproche alors du maire socialiste d'Oloron-Sainte-Marie, Bernard Uthurry, qui remarque son discours mature pour son âge. En 2020, il devient conseiller municipal de la ville.

    Professionnellement, Iñaki Echaniz est conseiller principal d'éducation (CPE), d'abord affecté en Seine-Saint-Denis avant d'obtenir sa mutation dans les Pyrénées-Atlantiques en 2022. Syndiqué au SNES-FSU, il a également été moniteur de ski à Gourette.

    Membre du Parti socialiste, il se présente sous l'étiquette de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) lors des élections législatives de 2022 dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Arrivé deuxième au premier tour avec 24,07 % des voix, il l'emporte au second tour avec 50,11 % des suffrages, succédant à Jean Lassalle. Réélu en 2024 avec 47,92 % des voix face à une candidate du Rassemblement national et Jean Lassalle, il siège au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et est membre de la commission des Affaires économiques.

    Son action politique se concentre sur des enjeux locaux comme la défense de la langue basque, la crise foncière au Pays basque, ou encore la régulation des locations saisonnières, un sujet sur lequel il co-signe une loi avec Annaïg Le Meur (Renaissance). Il se définit comme un « député de rassemblement », malgré des désaccords avec son prédécesseur Jean Lassalle, notamment sur les questions agricoles. En janvier 2025, il vote la motion de censure déposée par La France insoumise, marquant son positionnement à gauche.