Hommes et femmes politiques français
    Né le 02/07/1971Montereau-Fault-Yonne, France

    Biographie

    Danielle Simonnet, née le 2 juillet 1971 à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), est une femme politique française engagée dans la gauche radicale. Fille d’un couple de sculpteurs, elle s’engage dès son adolescence contre la loi Devaquet en 1986, puis dans le syndicalisme étudiant et les mouvements anti-Front national durant ses études de psychologie à l’Université Paris-Nanterre. Elle adhère au Parti socialiste (PS) en 1989, mais s’en éloigne après la guerre du Golfe (1990-1991) pour rejoindre la Gauche socialiste, un courant interne critique. Elle devient conseillère d’orientation psychologue en Seine-Saint-Denis et intègre en 2000 le cabinet de Jean-Luc Mélenchon, alors ministre délégué à l’Enseignement professionnel.

    En 2008, elle quitte le PS avec Mélenchon pour cofonder le Parti de gauche (PG), dont elle devient secrétaire nationale puis co-coordinatrice avec Éric Coquerel de 2015 à 2021. Elle adhère également à La France insoumise (LFI) dès sa création en 2016 et en devient oratrice nationale jusqu’en 2024. Élue conseillère municipale du 20e arrondissement de Paris en 2001, puis conseillère de Paris en 2008, elle y siège jusqu’en 2022, défendant des politiques sociales et écologiques, comme la municipalisation de Vélib’ ou la lutte contre la publicité numérique. Candidate à plusieurs reprises aux législatives (2012, 2017, 2021), elle est élue députée de la 15e circonscription de Paris en 2022 sous l’étiquette NUPES.

    Engagée sur les questions féministes, elle dirige le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles de LFI de 2018 à 2020. En 2024, elle est écartée de LFI et accuse Jean-Luc Mélenchon de comportement dominateur et de harcèlement. Elle rejoint ensuite le mouvement L’Après, tout en maintenant son mandat de députée au sein du groupe écologiste (EcoS) à l’Assemblée nationale. Son parcours est marqué par un militantisme de terrain, des méthodes innovantes (théâtre engagé, actions dans le métro) et une critique radicale des politiques libérales et de la gentrification parisienne.