Biographie
Carlos Martens Bilongo naît le 31 décembre 1990 à Villiers-le-Bel, en France, de parents originaires de la République démocratique du Congo et de l'Angola. Son père est chauffeur dans les ambassades et sa mère, décédée d'un cancer en 2012, vend des bijoux au marché de Sarcelles. Cadet d'une fratrie de six enfants, il grandit dans un environnement marqué par le racisme, notamment lors de matchs de football où il subit des insultes et des jets de projectiles. Après un bac professionnel au lycée Gustave-Monod de Saint-Gratien, il poursuit ses études à l'école de commerce Isifa Plus Values Paris Sud à Issy-les-Moulineaux, où il obtient un BTS technico-commercial en 2012, suivi d'une licence en marketing et négociation en 2013.
Sur le plan professionnel, il travaille d'abord comme technico-commercial puis chargé d'affaires chez AZ Metal pendant six ans. Parallèlement, il devient enseignant en économie et droit au lycée Alexandre-Dumas de Saint-Cloud à partir de 2019. Entrepreneur, il crée sa société d'équipements sportifs Koss Niquel Training (KNT) et dirige également Espace Code, une société spécialisée dans des activités scientifiques et techniques. Il a aussi été coach sportif, notamment pour la chanteuse Aya Nakamura.
Engagé dans le monde associatif, il rejoint le collectif du Triangle de Gonesse, qui s'oppose à des projets comme EuropaCity et la ligne 17 du métro de Paris pour préserver les terres agricoles. Membre de La France insoumise depuis 2022, il est investi par la NUPES dans la 8e circonscription du Val-d'Oise lors des législatives de 2022. Il bat le député sortant François Pupponi dès le premier tour avec 37 % des voix, puis l'emporte au second tour avec 61,72 % des suffrages. Réélu en 2024 dès le premier tour avec 58,27 % des voix sous la bannière du Nouveau Front populaire, il devient une figure médiatique après l'incident du 3 novembre 2022 à l'Assemblée nationale, où le député RN Grégoire de Fournas lui lance un propos interprété comme raciste (« Qu'il retourne en Afrique ! »), provoquant une suspension exceptionnelle de la séance.
Régulièrement ciblé par des insultes racistes et des menaces, il porte plainte à plusieurs reprises, notamment en 2024 après des commentaires haineux sur les réseaux sociaux. En 2023, il est visé par une enquête pour blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux, classée sans suite en 2025. Il annonce sa candidature aux élections municipales de 2026 à Villiers-le-Bel.
