Hommes et femmes politiques français
    Né le 28/01/1950Neuilly-sur-Seine, France

    Biographie

    Bruno Gollnisch est né le 28 janvier 1950 à Neuilly-sur-Seine dans une famille aux origines universitaires, politiques et militaires. Issu d'une lignée d'hommes politiques et d'intellectuels, il est notamment l'arrière-petit-neveu d'Émile Flourens, ministre des Affaires étrangères sous la Troisième République, et de Pierre Flourens, physiologiste et académicien. Après des études secondaires à Paris, il intègre l'université Paris-Nanterre où il s'oppose aux événements de Mai 68. Il obtient une licence en droit en 1970, puis se spécialise en langues et civilisations orientales, décrochant des diplômes en japonais et malais à l'INALCO, ainsi qu'un diplôme de l'IEP de Paris en relations internationales. En 1978, il soutient une thèse de doctorat en droit international public à l'université Paris-II Panthéon-Assas.

    Son parcours professionnel débute dans la Marine nationale, où il sert comme officier de réserve. Il devient ensuite professeur des universités, enseignant la langue et la civilisation japonaises à l'université Jean-Moulin-Lyon-III de 1981 à 2005, avant d'être suspendu à la suite de ses propos controversés sur la Shoah. Il reprend ses cours en 2011 et prend sa retraite en 2012.

    Bruno Gollnisch adhère au Front national en 1983 et gravit rapidement les échelons du parti. Il est élu député du Rhône en 1986, puis député européen en 1989, mandat qu'il conserve jusqu'en 2019. Au sein du FN, il occupe des fonctions clés : secrétaire général, délégué général, puis vice-président. Il dirige la campagne de Jean-Marie Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2002, qui voit ce dernier accéder au second tour. En 2011, il se présente à la présidence du FN face à Marine Le Pen, mais est largement battu. Depuis, il reste une figure influente au sein du parti, siégeant au conseil national et au bureau national.

    Gollnisch est connu pour ses prises de position radicales, notamment sur l'immigration, la sécurité et l'identité nationale. Ses déclarations négationnistes sur la Shoah lui ont valu plusieurs condamnations judiciaires et une suspension de ses fonctions universitaires. Malgré cela, il reste un acteur majeur de l'extrême droite française, symbolisant une ligne traditionaliste et identitaire au sein du RN.