
Biographie
Alain Peyrefitte, né le 26 août 1925 à Najac (Aveyron) et décédé le 27 novembre 1999 à Paris, fut une figure majeure de la vie politique et intellectuelle française du XXe siècle. Normalien et énarque, il débuta sa carrière comme diplomate, servant en Allemagne de l'Ouest et en Pologne, où il observa les dynamiques économiques et politiques de l'après-guerre. Élu député en 1958 sous l'étiquette gaulliste, il devint rapidement un proche collaborateur du général de Gaulle, occupant divers postes ministériels, dont ceux de l'Information, de l'Éducation nationale, de la Justice et des Affaires culturelles.
Son passage au ministère de l'Information fut marqué par la création de l'ORTF, bien qu'il soit souvent associé à la censure de l'époque. Ministre de la Justice sous Valéry Giscard d'Estaing, il fit voter la loi « liberté et sécurité ». Parallèlement à sa carrière nationale, il cultiva un ancrage local en Seine-et-Marne, où il fut maire de Provins, conseiller général et député pendant près de quatre décennies.
Élu à l'Académie française en 1977, il y siégea jusqu'à sa mort. Intellectuel engagé, il publia des essais influents comme *Le Mal français* (1976), où il analysa les blocages de la société française, et *La Société de confiance*, explorant les fondements immatériels du développement économique. Fasciné par la Chine, il écrivit *Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera*, un ouvrage de prospective qui connut un grand succès.
Collaborateur régulier de la presse, il présida le comité éditorial du *Figaro* à partir de 1983. Catholique pratiquant, il mena une vie familiale discrète aux côtés de son épouse, Monique, écrivaine sous le pseudonyme de Claude Orcival, avec qui il eut cinq enfants.
