Matthieu Pigasse est né le 25 mai 1968 à Clichy, dans une famille liée au monde de la presse et de l'édition. Son père, Jean-Daniel Pigasse, était secrétaire de rédaction à La Manche libre, et son oncle, Jean-Paul Pigasse, a dirigé la rédaction de L'Express. Il grandit à Paris et en Normandie, effectuant ses études secondaires au lycée Camille-Sée avant d'intégrer l'Institut d'études politiques de Paris (section Service Public) en 1990. Admis à l'École nationale d'administration (ENA) en 1992, il en sort en 1994 classé 16e de sa promotion. Sa carrière débute comme administrateur civil à la direction générale du Trésor, où il travaille sur la gestion de la dette et de la trésorerie de l'État. En 1998, il rejoint le cabinet ministériel de Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'Économie et des Finances, d'abord comme conseiller technique, puis comme directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius en 2000. En 2002, il quitte le secteur public pour rejoindre Lazard Frères en tant qu'associé-gérant, où il se spécialise dans les fusions-acquisitions et le conseil aux gouvernements. Il devient directeur général de Lazard France en 2010 et responsable mondial des activités de fusions et acquisitions en 2015. Il démissionne de Lazard en 2019 pour rejoindre Centerview Partners en 2020, où il introduit une activité de conseil aux gouvernements. Parallèlement à sa carrière dans la finance, Matthieu Pigasse s'investit dans les médias. Il détient plusieurs participations via sa holding Combat Media, notamment Les Inrockuptibles, Radio Nova, et des parts dans le groupe Le Monde et Mediawan. Il est également actionnaire de festivals de musique et membre du conseil d'administration de groupes comme Lucien Barrière et Deezer. Proche de la gauche, il a soutenu des figures comme Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Jean-Luc Mélenchon. Il a publié en 2014 *Éloge de l’anormalité*, critiquant les politiques d'austérité et l'incapacité des élites à réformer. Son positionnement politique a évolué vers des positions plus radicales, notamment à travers ses médias, suscitant des polémiques. Il appelle à voter pour le Nouveau Front populaire lors des élections législatives de 2024.
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